10 mars 2008
mémoire oubliée
n'est ce pas un peu sacrilège de vouloir lister , dénombrer ces petits plaisirs particuliers , uniques que nous vivons en solitaire bien qu'il nous soit souvent tous commun ?
ces petits plaisirs que l'on perd , que l'on efface souvent juste après les avoir ressenti.
parce que oui , on a en plus la folie de les laisser là où ils doivent être , ces petits conditionnements pavloviens du bonheur : au fond de nos mémoires .on oublie combien il est doux , lorsque sur la route on s'arrête sur une aire juste avant Aix, et qu'on est immédiatement saisi par cette odeur que l'on n'a pas chez nous , cette odeur de pins qui nous dit que l'on est pas loin ...
on oublie combien il est bon , une fois qu'ils ont été libéré de leur étreinte de cuir , de glisser nos pieds dans le sable chaud , ce premier jour de plage , de laisser la chaleur monter et nous envahir , de laisser les grains s'écouler entre nos orteils jusqu'à ce que la chaleur trop mordante, nous fassent presque courir !
on n'oublie combien il est absurde de toujours vouloir aller jusqu'à la bouée , de l'atteindre , fatigué , que cela nous ferait du bien de s'y reposer , mais qu'elle nous échappe, qu'elle glisse et repart en tout sens , bien trop grosse , bien plus grosse que ce l'on pensait en fait , les pieds glissant sur la chaine qui nous relie à la terre ... mais on est tellement bien sur autour de cette bouée , celle qui veut dire qu'on a fait ce que l'on avait dit. celle d'où l'on voit les autres au loin , que l'onva bientôt les rejoindre , mais on profite de cet instant de solitude , ... un peu encore.
parce que finalement la vraie source de ces petits plaisirs de la vie est dans l'oublie ,
dans la joie simple d'une mémoire identifiée et familière .
et pour pas ne pas tout oublié avant cet été ;-)
la première gorgée de bière de philippe delerm
merci marie pour ce joli tag ...





