09 janvier 2008
La grande illusion
Ca a duré longtemps . Ca a duré très longtemps .
Des mois , et des années . plein de jours trop longs et de nuits trop sombres . des nuits où l'esprit ne dort pas vraiment , où les cris du jour continuent de résonner , où du fond de son lit , on craint les pleurs de la nuit , ceux là qu'on ne voudrait pas entendre . ceux où même si on sert fort ses mains sur oreilles , y a rien qui y fait , on les entend quand même . cette nuit là , en particulier, on s'en rappelle bien . on s'est levé pour voir parce qu'on a entendu un grand bruit . et puis un cri . un bruit un peu trop sourd . un bruit un peu trop près . Alors on a entrouvert la porte . Et on a vu . On a vu ce que jamais on ne raconterait puisqu'il faut entretenir la grande illusion . on a vu sa maman là bas , tout en bas , bizarre forme recroquevillé sur le sol , le sol en si jolies tomettes de terre cuite qu'elle avait choisi , maman . qu'elle avait choisi sans savoir qu'un jour , c'est sa tête à elle qui viendrait trop vite , trop fort là , tout contre .
elle ne bouge plus , juste un faible gémissement . et puis là haut , une porte qui se referme , dans un profond geste d'indifférence . on a presque envie d'ouvrir sa porte pour descendre , pour aider , pour entourer de ses bras , pour aimer . mais on a peur qu'il revienne .alors on attend un petit peu . on attend d'être sur qu'il n'y a plus aucun bruit . que tout le monde dort , ou fait bien semblant de dormir .
et puis , à côté il ya une autre porte qui grince et une ombre qui se glisse . c'est le grand . il descend . il soutient . pourtant il est si petit pour être déjà si grand . quand une maman va mal , on est tout de suite trop grand . il remonte doucement l'escalier ensemble .tout doucement . il ne faudrait pas qu'il entende . ils se glissent dans la chambre à côté . on entend le grand petit murmuré des choses rassurantes . des choses belles avec des mots de grand .
alors on referme sa porte . on sait que la nuit sera plus calme maintenant . sa maman est mieux , le grand s'est mis sur le planché . il veille .
nous , on s'est glissé sans bruit dans son lit , son lit toujours trop grand parce qu'on préfère y être en petite boule . c'est mieux . comme ça on dirait qu'il n'y a personne . Et quand il n'y a personne , on n'est pas embêté . et puis on a attendu, attendu encore un peu . et le sommeil est venu .
On pourrait dire que ça n'a pas existé , on pourrait dire que c'est des histoires inventés . des histoires pour se faire peur mais pas en vrai , parce que les vrais histoires qui font mal , on aime pas trop ça . On pourrait oublié aussi , puisqu'aujourd'hui la grande illusion a sombré dans le passé . On pourrait .
ou bien , on pourrait de temps en temps en parler .un petit peu . juste pour ne pas laisser filer . laisser filer le temps avec la mémoire .
et puis parce que les petits d'aujourd'hui on le droit de savoir pourquoi leur maman a eux ,de temps en temps , elle est un peu nerveuse . Sans trop savoir pourquoi . Comme une sourde inquietude intérieure qui n'est jamais vraiment partie . même si les petits , ils ont déjà saisis , un peu , pas trop mais tellement déjà . que cela les concerne , un peu , pas trop et tellement déjà . qu'on ne peut pas fermer la vieille porte comme ça , parce que sous les vieilles portes , il y a toujours des courants d'air . et les courants d'air , ça fait froid sur la peau . et que quand la porte est ouverte grand , ça va mieux souvent .
et puis aussi parce que ces histoires , ces histoires "qu'on dirait qu'elles sont pas vrais , hein ?" , parfois elles sont très moches et fffuiiiiiiitttt comme par magie , comme si il y avait un fil transparent dans le temps , elles se tordent comme les visages des mechants , se transforment , se remodèlent pour finalement faire naitre de belles histoires, de très belles histoires .
alors oui , on pourrait faire croire que tout est beau ,on pourrait la faire durer encore et encore la grande illusion . avec de belles photos , des belles maisons , des beaux enfants souriants . et puis faire une révérance et s'en aller . ou bien simplement on pourrait se dire que ces temps présents , ces temps de paix , sont mérités . simplement mérités .
Commentaires
Euh...... Que dire ? ..... ce récit est bouleversant. Je pense comme toi qu'il faut parler, surtout ne pas enfouir, ne pas enterrer. Les secrets finissent toujours par être dévoilés, absorbés, adoptés. Ou alors un jour on se retrouve sur un divan parce que ceux qui en auraient eu besoin n'y sont pas allés et qu'on souffre sans trop savoir pourquoi.
Alors surtout, surtout ne pas se taire. D'abord pour soi et aussi pour les autres. Tendres bises.
ça ne ressemble pas du tout à une histoire inventée, les mots/maux sonnent trop justes...
mais tu as raison, l'adulte que l'on est aujourd'hui n'est pas si différent de l'enfant que l'on a été avec la conscience en plus, celle qui fait qu'on ne peut plus faire semblant de ne pas y croire.
Tu as raison de vouloir briser le maillon de la chaîne du silence c le seul moyen pour un jour peut-être être libre...
trés beau billet extrémement difficile à commenter tant il est vrai que ces choses là d'habitude on n'en parle pas ...
Oh oui, bien mérités. Et moi, même quand ca n'allait pas, même quand je n'étais pas capable de faire un post ou un pauvre petit com, je me glissais chez Capo, parce que c'est beau, c'est tendre toujours, joyeux souvent, profond parfois, merci d'être toi et merci d'être là
euh... je ne sais pas ce que je peux dire sur l'histoire...je peux juste dire que j'ai une boule dans la gorge...
Juste cette citation d'André Malraux "La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache."
je ne sais pas trop ce que je peux dire, mais je ne voulais pas passer sans rien dire...petard je fais vachement avancer les choses moi ce matin! mais je dirais juste... idem.
Que dire ?
... Sinon de profiter aujourd'hui du bonheur, du calme, de la sérénité quand ils se présentent en effet...
ne jamais se taire quelque soit le sujet, dire la vérité simplement, avec des mots simples qu'ils peuvent entendre et répondre à leurs questions même si le sujet est sensible et que ça dérange et fait un peu (beaucoup) mal parce qu'on ne se construit pas sur des non-dits.
comment ne pas être extrêmement touchée par tes mots?
ça remue au plus profond.
Merci capo de cette justesse des mots au fil de ton blog et des échanges
j'ai comme une bouffée d'angoisse qui me revient en te lisant, dès le titre. et puis "quand une maman va mal , on est tout de suite trop grand"... ce sont les larmes qui remontent... si t'entendre poser des mots sur ces malaises me fait tant de bien à moi qui suis si loin alors, je suppose qu'ils vont être extrememnt bénéfiques à ceus qui te sont proches.*merci.*
et surtout, bravo.
je suis émue aux larmes... ne jamais se taire sinon ce sont nos enfants qui vivent avec NOS peurs et NOS angoisses.
bon je vais me suicider au café et à la galette des rois!
quand je vois les photos de tes deux magnifiques petits anges je comprends mieux ton programme d'hier après-midi, moi je disais oui tout de suite pour la couv cache!
juste
une énorme pensée. ne pas cacher, parler.....
Difficile de commenter ton post. Juste te dire que tu as raison d'en parler, que les secrets de famille c'est jamais bon, que ces souvenirs aussi douloureux et tristes soient ils ont besoin d'être dévoilés, pas trop vite, pas trop fort mais petits à petits pour t'en libérer...et pour que plus tard ils sachent et ils comprennent...
Je t'embrasse super Capo
les mots peuvent délivrer des maux, alors parle ma capo!
déterre les douloureux souvenirs, les émotions enfouies, les peurs qui te suivent encore... à ton rythme, peut-être pas toute seule tout le temps...
pour toi, ton couple, vos enfants. ta vie à construire aujourd'hui.
et compte sur moi pour te soutenir!
je t'embrasse, fort.
les mots, c'est comme un grand vent frais dans la tete, et ca nettoie, hein ;-))
j'ai les larmes aux yeux en te lisant capo ! bravo de parler si pudiquement de "ça", je suis très admirative... plein de biz
je suis de tout coeur avec toi et je connais trop bien hélas ce que sont les plaies d'enfant ... qui cicatrisent trop mal ... je t'embrasse ma belle
Les douleurs de l'enfance sont autant de valises que l'on traîne derrière nous...il faut parler, même si ça fait mal, surtout si ça fait mal car paradoxalement, c'est ça qui fait du bien et qui nous sauve. Courage petite Capo, tes enfants sont le reflet de ta réussite dans la vie!! Et surtout continue à rayonner, c'est ta plus belle "revanche".
Que dire... Les enfants savent, perçoivent. Tous les moments de paix sont, bien sûr, plus que mérités.
Tu as tellement, tellement raison.
Je suis bouleversée par ce que tu as écris... et je ne sais que te dire ! Juste que je t'envoie de douces pensées...
Difficile à porter les non-dit.Oui surement en parler pour soulager et libérer.
Les mots font du bien. J'admire ton courage de pouvoir poster ce billet. Je suis très émue...
...je voulais aussi ajouter que tes enfants sont magnifiques.
Ne pas passer sans rien dire devant ton texte si juste,
mais ne rien avoir à ajouter ...
...Trop émue... Bises.
Mettre des mots, en parler, c'est essentiel (mais si difficile quand tout ça est si bien enfoui). Plein de pensées...
Blessures d'enfance... et tous ces souvenirs qui font mal et qu'on trimballe, toute la vie, qui dorment ou sont à vif, selon des périodes de la vie... en devenant maman, ils s'enfouissent, s'estompent (à cause du bonheur que ça fait d'etre maman, juste de regarder ses enfants, de les embrasser, de les voir heureux, etc.) et ressurgissent à la fois, car on se retrouve, nous, enfant blessé de jadis, en eux, car ils nous ressemblent un peu ou beaucoup, et puis aussi, on a peur... peur qu'ils souffrent un jour. On oscille aussi parfois entre le bonheur intense, ou simplement le calme, et des jours où les vieux trucs qui vous assaillent, malgré vous, se ravivent et font que parfois, on ne réagit pas comme on voudrait, avec eux ou avec d'autres, qu'on est triste. Mais le bonheur revient, toujours... et puis on apprend à jongler avec tout ça, à apprivoiser ses vieilles blessures. C'est vrai que la vérité et la communication sont plus qu'importantes. Désolée Capo, c'est bien bavard et bien peu clair tout ça!! ton récit me touche, et les visages de tes enfants, n'en parlons pas!
je passe souvent faire un petite tour par ici ...mais c'est la première fois que je poste...
juste pour te dire combien je suis émue par tes mots tellement réalistes et touchants d'une histoire ,Ton histoire qui te marquera toute ta vie...tu racontes excessivement bien les choses comme si tu étais encore cette petite fille au fond de toi...
aujourd'hui je crois que tu mérites vraiment d'être heureuse et c'est ce que je te souhaite de tout mon coeur...
j' aurai voulu écrire quelques mots en commentaire de ce post.Je n' y arrive pas.Amitiés.joelle
Moi quand je viens ici j'admire tout.....Tes achats,la déco,tes enfants....Mais l'essentiel est invisible pour les yeux.....
Tu as eu du courage pour raconter cette grande douleur,je ne sais pas si un jour je livrerai la mienne....
comme on dit aussi "la vérité rend libre"... il y a des vérités légères d'autres plus lourdes qui apprennent à grandir avec les enfants, que leurs épaules soient assez larges pour les porter. Souvent, on s'étonne de leur force, si petit.... et quel appui.
Je ne sais que dire.... Merci d'avoir poster ce texte.
je t'ai lue ce matin et depuis je suis revenue plusieurs fois, pas encore trouvé les mots justes...
merci d'abord, pour le partage, pour la sincérité et le courage de dire,
merci pour le message d'espoir porté par tes enfants,
et puis en te relisant, certains souvenirs sont remontés à la surface... étonnante la mémoire, étonnant le pouvoir magique de nos enfants...
je ne me souviens pas d'avoir vu ta photo au fond de ta caisse, mais une chose est sûre : tu es très belle madame capo...
Je suis désolée : aucun enfant, aucune maman ne devrait vivre ÇA !!!
Et puis,"Le pardon (ou ses tentatives) n'est pas l'oubli", n'est-ce-pas ?
Tu tiens bien tes résolutions de 2008, il me semble! Tu es courageuse, de te livrer ainsi par ce post si poignant, et de parler à tes enfants, et c'est beau. Ce n'est pas simple, ni facile, mais c'est beau!
ton récit est bouleversant et je suis contente pour toi de voir que tu arrives à en parler....amitiés
Trop de violence derrière la délicatesse de tes mots, trop de souffrance a demi mots.
Auprès de toi par la pensée.
Bises
d'habitude je lis sans laisser de mots, je te connais pas le biais du blog d'Opio, j'admire souvent tes petits bouts trop mignons... mais aujourd'hui tu m'as émue, j'ai les larmes aux yeux, je ne peux passer sans rien dire... bon pas grand chose d'intelligent, ce n'est pas dans mes cordes ! mais tu as raison de parler... je t'appréciais avant, j'apprécie la femme que tu es encore plus aujourd'hui.
Je comprends mieux tes angoisses de noel meme quand la paix est retrouvee...Et puis tu sais,ils ont de la chance tes enfants d'avoir une mamman qui ouvre grand la porte et chasse les courants d'air.
je t'embrasse bien fort et encore une fois happy days pour 2008.
Bouleversant.......... tu avais écrit il n'y a pas très longtemps, en pleine nuit un magnifique texte, que tu as du effacer ensuite. Tu n'étais sans doute pas prête à le dire, à l'écrire, à nous ouvrir ton coeur blessé. C'est chose faite, avec des mots si justes qui résonnent si fort dans nos coeurs de mamans. Bizz ma belle ;-)))
Bravo d essayer d en parler.... IL faut absolumment en parler.... quel monstre ose porter la main sur autruie.... ce sont des pesonnes sans excuse meme une seule fois est inexcusable.... bravo a ta maman qui a du etre tres brave dans ces moments la... courage et expulse tous tes souvenirs...
magnifique texte sur des choses si douloureuses... merci de ce partage .
C'est tout simplement touchant et tellement vrai ce que tu viens de dire !!!
Mes mots ne peuvent tout effacer, mais je comprend tellement ce que tu peux ressentir !!!!
Tu as raison d'en parler, on n'oublie rien mais c'est dur de pardonner, de tirer un trait !!!
Quel courage d'en avoir parlé !!! Bravo et surtout bravo à toute ta famille pour ce qu'elle est maintenant !!!
Ne pas se taire...
... parce qu'il n'y a pas de honte à être victime, parce que ça peut arriver à tout le monde, parce que c'est le silence qui est parfois le plus dur... parce que les secrets de famille, ça alourdit le coeur des petits enfants sans qu'ils sachent pourquoi...
Et parce que cette histoire terrible et douloureuse, c'est celle que vit une femme sur dix, donc combien d'enfants, de petits enfants?
Il faut beaucoup de courage pour surmonter cela, beaucoup de courage pour en parler aussi.
Je t'envoie toute mon amitié ma belle.
c tres emouvant de decouvrir derriere cette femme drole, petillante et fo-folle (que tu es) une petite fille si effrayée, si angoissée avec un passé si chargé. Je suis tres admirative de ce que tu viens de faire et je pense comme tout le monde que tu fais archi bien d'en parler ne serait-ce que pour tes enfants. On a tous ou presque herité des bagages emotionnels parfois trop lourds de nos parents , moi meme j'ai decidé de les poser justement ces valises (en voyant un psy), pour casser la chaîne et eviter a ma fille de vivre ça sans comprendre (elle avait des cauchemard incessants , des pb de propretés, etc...).
bonne chance a vous 4 et plein de douces pensées...
Cherry a raison, il faut briser le maillon de la chaine du silence, parler, vider le sac ... bonne chance, et bravo pour ton courage ! il en faut certainement bp car le passé n'est jamais complètement enterré...
C'est si bien dit. Et c'est vrai qu'un jour, alors qu'on a passé des années à se calefeutrer pour éviter les courants d'air, on ouvre la porte en grand, pour faire entrer l'air, même s'il est frais, un peu trop frais. Un jour de beau temps, c'est mieux pour sentir le soleil qui réchauffe et entendre les rires des enfants, toujours aussi forts, même quand on leur a raconté ce qu'on pensait devoir taire. Et les sentir même quelquefois un peu plus léger quand "c'est fait". C'est tellement mieux de ne pas se taire, quand on peut le faire.
Très affectueuses pensées.
Merci et bon courage...
Surement pas facile pour toi ce que tu fais aujourd'hui! Mais cela dois te faire un bien fou d'en parler. Je t'embrasse bien fort capo et te souhaite beaucoup de courage pour poursuivre ta démarche.
ton texte est tout à fait bouleversant...et tes mots courageux .
je penserai à toi tout le reste de la journée..et sans doute bien plus il me sembvle...tu seras ds mes prières ...
Tout est dit! et si bien dit....
Pleins de bises!
Tes mots sont tellement justes que je n'ose y ajouter aucun commentaire, si ce n'est te soutenir dans cette démarche de DIRE les choses plutôt que de les taire.
il faut du courage pour apprivoiser les souvenirs .
Ce post est poignant , émouvant jusqu' aux larmes !
Nos enfants sont toujours là dans ces moments , leur sourire nous rend plus forts!
que dire ? on ne peut pas lire ton post et partir en silence comme si de rien n'était. Alors j'écrirai juste que tes mots sont justes et touchants
bon courage
Punaise Capo, ça prend aux tripes comme on dit... Mais il faut bien vivre, même si on porte, on traîne des histoires qui font peur.. Bises chère Capo de tout coeur !
Laisser s'enfouir la peur de peur d'avoir à nouveau peur ... ça n'aide pas toujours. Ton réçit est boulversant.
En en parlant cela apaisera tes nuits ... j'espère.
bises
Kat
je suis perdue: voilà une histoire qui a le mérite d'être difficile, elle rencontre tant de nos histoires (et la mienne), les enfants sentent car ils ne rationalisent pas comme les adultes, et d'ailleurs ceux des "grands" qui comprennent ont souvent gardé une âme d'enfant. A nous de casser la spirale infernale du secret qui s'alourdit au fur et à mesure du silence et de dire peu àpeu, à la mesure de l'âge de bnos bambins ce qu'ils peuvent et doivent entendre. souvent une énergie débordante, un humour féroce est la dignité des pauvres d'amour, merci de t'en faire le porte-parole.
Comme tu es forte pour pouvoir en parler ainsi...je n'ai pas ta force et pourtant je te comprends tellement,trop même...
Comme je te comprend, c'est troublant. Tu es très courageuse, moi je préfère le silence, même si ce n'est pas le bon choix.
Le présent est beau et il guérit.
Quel courage ...
Je pense à toi.
Je te trouve extrément courageuse de partager ça avec nous!!
Et je t'embrasse fort...
C'est très touchant et boulversant ce que tu viens d'écrire, et tu as eu raison de le faire...
Profites de ces temps de paix comme tu dis, et vas de l'avant, on le sent...
J'ai lu ton post très tôt ce matin, et j'y suis revenue, encore et encore pour être sûre d'avoir bien interprêté... Je n'ai pas l'habitude de te laisser des commentaires, mais là, je ne voulais pas manquer l'occasion de saluer ton courage. Chez moi aussi cela a fait remonter à la surface des souvenirs pas très drôles... Difficiles alors de trouver les mots justes pour nos enfants, sans cesser pour autant de protéger leur innocence.
Et puis, le plus dur n'est pas toujours de mettre des mots sur la souffrance, mais de trouver à qui en parler. Le blog? Tu as peut être fait le bon choix...
Affectueusement,
c'est "drole" de tomber sur ce texte. il y a quelques jours, la dame qui fait le ménage chez moi est arrivée défigurée ... mais il y a eu de la solidarité autours d'elle, elle a été entourée, soutenue ... c'était la première et la dernière fois dans son cas. Ouf !
et puis plus ouf, car je parle de cette histoire qui m'a boulversé à une amie ... et cette amie me dit : c'est aussi mon histoire.
20% des femmes sont des femmes battues.
Le silence est l'ennemi du bonheur...
Beaucoup de courage de ta part d'en parler ici...
ma capo tu es... touchante... courageuse... tout simplement... humaine!
merci... et bravo... de tes mots... je crois que moi, même si nos histoires diffèrent... raconter ces vieux démonts...je n'y arriverais jamais...
je pense à toi en ce grand jour et je t'embrasse avec une infinie tendresse;-)
xxx
s.
Ouah je suis scotchée à mon clavier quoi te dire à part bravo pour ton courage, je ne pourrais pas écrire tout ce que je ressens et ce qui a marqué mon enfance. Je t'embrasse.
juste pour te dire que je suis là!!!!
merci d'avoir croisé ma route
je suis trop touchée par ce post
j'aimerai trouver les mots pour t'encourager, te soutenir, te faire sourire et surtout de dire : continues pour toi-même, tes enfants, ton couple... je crois deviner une femme courageuse et fragile à la fois, une maman extraordinaire... c'est la plus belle des réussites...
Ton récit m'a beaucoup touché. Parler, ça aide de parler et de briser son isolement.
ah ma capo, quel courage tu as d'ouvrir ses portes...c'est la première fois que je reviens 10 fois te lire sans savoir quoi écrire mais je suis certaine que tu comprends ce silence...même si nos histoires sont differentes, j'aimerais avoit ta force pour ouvrir les portes qui chez moi ne cessent de rester closes !! je t'embrasse fort ;-))
bah je te fais juste un petit bisou et tu as bien raison d'en parler.
...
je t'embrasse
Je suis très touchée, émue autant par tes douleurs d'enfant devenue grande personne que par le courage qu'il t'a fallu pour écrire ces mots.
Je te souhaite beaucoup beaucoup de bonheur avec tes propres enfants.
Courageuse
Ils sont une éponge de nos sentiments et nous donnent tellement à la fois!!!Tu nous rappelle que le bonheur se mérite, que nous devons en savourer chaque instant!!!!Merci et tu es une femme bien courageuse et si entière...
Ton histoire est lourde à porter mais en parler est extremement courageux surtout que tu peux constater que nombreux ont eu la même.
Je suis une étrangère, je n'ai rien connu de telle. Je t'embrasse simplement.
Il vaut mieux des mots qui font un peu-beaucoup mal que des non-dits. Bravo pour ce courage, parce que, si, pour écrei ça il y en a forcément ...
c'est la gorge nouée que je te laisse ce com !!!! Tu disais courage, jamais !!! t'es folle, voilà la plus grande preuve de courage ! on se dit ouais c'est un blog c'est facile ! ben non, car je pense que tout le monde a ses secrets... petits, gros...moi j'en ai un gros... et à voir ce que tu viens de faire... oh lala je t'admire tu ne t'imagines même pas ...quand on a un secret, on le vit, on le subit finalement au quotidien, il revient, on le chasse, et m... il revient quand même, peut être finalement que le fait de l'écrire le fait fuir à jamais ....
bravo !!! sincèrement ....
Je suis touchée par votre recit .Pendant très longtemps j'ai cru que cela était normal aussi ,je pensais que tous les enfants avaient le meme traitement jusqu'au jour ou je suis devenue maman pour la premiere fois... C'est très difficle de pardonner....
D'en parler est déjà un grand pas bonne soirée
Très touchée. Tu as bien fait d'écrire ça. Et de parler avec tes petits.
Et d'accord, maintenant, on n'en parle plus.
tu as su briser cet assourdissant silence et en le faisant tu sais préserver tes enfants. les mots font svt moins mal que le silence... respect pour cet acte de courage qui je l'espère t'aidera à aller mieux jusqu'au bout de tes nuits.
je passe et je lis.
...
ce récit très intime, à demi mot. et nous sommes dans la nuit froide avec toi, dans ce trop grand lit plein de silence.
c'est très émouvant.
tant de monstres cachés sous l'apparence d'un monde trop parfait... comme toujours, la haime et le mensonge aiment se parer de belles apparences.
Mais si tu fais s'embrasser amour et vérité, tu sera libre, ma Capo.
Vous ne me connaissez pas...je vous connais un peu...j'ai découvert votre blog depuis peu et je suis devenue une grande fan... d'habitude je passe sans rien dire mais là je suis obligée d'écrire...
je travaille auprès d'enfants en souffrance, souffrance physique et/ou psychologique, des enfants qui ont vécu les mêmes drames que vous, et vous avez raison c'est l'espoir qui permet la guérison et le rêve qui assure la protection
bravo pour tous ces mots, je vous admire beaucoup...que d'amour vous donnez..vos enfants ont de la chance d'avoir une aussi belle maman.
Comment soigner une telle blessure... Aimer, être aimée et oui... parler, dire, exprimer, mettre des mots sur les maux...
qu'ajouter ?
juste te dire que nous sommes là et que tu es formidable avec ta force, tes blessures et ton Espoir
bises
tu nous bouleverses, et tu fais bien. Je pense à toi, fort...
Bravo pour l'écriture, bravo pour le courage de le dire. Les mots sont les antidotes des horreurs commises dans l'ombre. Soyez heureuse maintenant, OUI vous le méritez et vous seule le construisez ce bonheur. Paix dans votre coeur pour cette nouvelle année. Je vous embrasse tendrement.
Je suis en larmes, ton post m'a complètement remuée ! Et je ne sais pas pourquoi, j'ai envie de te serrer très fort dans mes bras.
Oui, Capo, tu mérites d'être heureuse avec tes deux merveilleux enfants. Je te dis merci pour toute ta sincérité et je t'embrasse.
Moi aussi je suis toute remuée et toute impressionnée. Ton récit est tellement beau et juste. Tu as tellement raison de te liberer petit à petit. De tout coeur avec toi Capo.
Merci pour ce billet d'une rare intensité.
dire est un soulagement, l'échange aide à la reconstruction...
Chère Capo,
je ne te lis que ce matin, entre deux coups de téléphone et un stress énorme.
là, tu me calmes, tu me forces encore une fois le respect.
L'horreur de ce que tu décris, mais aussi la volonté que tu mets tous les jours à vivre est extraordinaire. Et puis, je me sens si petite, si protégée par ma famille...
Capo, ces mots résonnent dans ma tête comme ils doivent résonner dans ton coeur. Sois fidèle à tes souvenirs pour laisser exploser la vérité.
Milles kisses affectueux.
Juste un tout petit mot après ce récit magnifique criant de vérité qui nous rend tout petit.
Je te tire mon chapeau.
Je t'embrasse
Glourps!
Impossible de mettre la main sur la pilule qui cicatrise, ça fait des années que je la cherche aussi ...
PENSEES!
C'est une histoire très moche, trop moche...mais tu l'as si bien racontée qu'elle nous touche profondément. Merci pour ce fragment de toi.
Je viens de lire ce billet après avoir lu celui de l'annonce de la future venue de votre troisième.
Profites bien de tes moments de bonheurs présents. On ne peut pas oublier mais seulement atténuer les douleurs de son enfance. Si tes angoisses reviennent parfois saches que tu es la bienvenue sur "c'est que du bonheur". Biz
on oublie pas mais on abrite, on ne laisse pas mais on le met dedans, on ne évacue pas mais on met un pansement et puis un jour on regarde la cicatrice et on se dit - tiens - c'était comme dans un vieux roman, la vie a changé..il a commencé - le notre de roman, celui qu'on écrit...
Je n'avais pas vu ce post avant... C'est bien que je ne le découvre que maintenant, car je peux te laisser un p'tit comm' que personne, à part toi, ne lira.
Je n'ai pas grand chose à dire, en fait. Et surtout rien d'extraordinaire ! J'ai été raflée par l'émotion, et comme je suis pudique, je voulais te la livrer -en mots- à toi, rien qu'à toi.
En même temps j'aurais pu t'écrire un mail, me diras-tu ! Oui, sauf qu'il me semble juste, d'une certaine façon, de réagir à l'endroit que tu as choisi pour nous parler de ta blessure.
Je rajoute (vraiment je te l'avais dit : je n'ai rien à dire, pas de conseils à donner, nada !) que je suis heureuse de te savoir heureuse.
C'est tout con, hein, mais tellement vrai !
je lis ce post alors qu'il a déjà presqu'un mois ; je suis passée à côté. Les secrets de famille ne s'envolent jamais, surtout ceux-là!
Je suis bouleversée. Moi non plus, je n'oublierai jamais, jamais cet épisode de mes 7 ans... Affectueuses pensées. XXX
mes ch'tites filles...
xxx
tu mérites plu que 100 fois ce que tu as aujourd´hui.
c'est dur, c'est lourd à porter, et tu es si belle capo. je pense à toi.
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